La route n’a point de lieu
qui lui soit propre —
elle n’est qu’un chemin,
qui embrasse tous les êtres.
Que la route infinie
ne connaisse ni l’heure,
ni le matin, ni l’après-midi,
ni le soir —
tout cela demeure vain.
Que le temps lui-même
soit dénué de pertinence ;
il n’existe que la possibilité,
à chaque instant renouvelée.
Ainsi accueille-t-elle chacun,
dans une égale étreinte ;
elle offre une feuille de route,
acceptant tout être tel qu’il est.
Devant mon corps
s’étend la route ;
de même, elle demeure
en mon esprit.
Il n’est que le voyage
vers l’avant,
d’année en année,
de vie en vie.
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